On a tous quelque chose d'Oscar

ou de Caliméro ;)

9/14/20263 min read

Oscar ? Mais qui c’est Oscar ? Vous connaissez « Les drôles de petites bêtes » ?

À l’origine, c’étaient des albums jeunesse adaptés pour la télévision. Mes enfants ont beaucoup regardé ce dessin animé. Moi aussi d’ailleurs. Je trouve que les petites bêtes sont très réalistes et nous ressemblent étrangement. Franchement, j’aime beaucoup. Au fil des épisodes, nous pouvons croiser Mireille l’abeille, Loulou le pou, Patouch la mouche, Siméon le papillon, Chloé l’araignée et d’autres… chaque personnage a une personnalité clairement anthropomorphique.

Mais il y en a un qui m’a particulièrement marquée : c’est Oscar le cafard. Personnellement je l’aime bien Oscar même s’il est légèrement casse-pied.

Nous connaissons presque tous un Oscar le cafard. C’est celui qui plombe l’ambiance. Vous arrivez quelque part, enjoué, il fait beau, peut-être pas très chaud, mais c’est agréable. Vous êtes de bonne humeur parce qu’il y a toujours quelque chose de positif autour de vous et BAM… vous croisez Oscar. Trop tard : vous ne pouvez pas faire demi-tour, il vous a vu…

Vous savez, cette personne à qui vous demandez innocemment :

– Ça va ?

Et qui vous répond :

– Bof… pas vraiment…

Et là, c’est trop tard. Oscar a commencé sa litanie et il n’est pas près de s’arrêter parce qu’il considère que, de toute façon, vous allez l’écouter… jusqu’au bout.

Premièrement, il a mal dormi. Puis, ce matin il ne fait pas très chaud. Ensuite, le café était froid. Surtout, le voisin a commencé à écouter son émission à la radio beaucoup trop tôt.

Ah oui ! Il y a aussi, le genou qui fait un peu moins mal, mais quand même… !

Et tout cela avec cette petite voix tremblante, légèrement dramatique, qui vous donne l’impression qu’il ne manque que les violons et une boîte de kleenex.

Oscar aime se mettre en scène pour vous apitoyer. Parce qu’à la réflexion, tout ne va pas si mal que ça. OK, il ne fait pas très chaud, mais au moins on ne transpire pas et il ne pleut pas. Mais Oscar est capable de vous expliquer que ce n’est pas normal, qu’à cette époque de l’année, il devrait faire chaud justement.

Et si par hasard, vous avez cette conversation avec lui en plein hiver et que ce jour-là les températures sont agréables, notre ami Oscar vous expliquera en long, en large et en travers que ce n’est pas normal non plus…

En fait, avec Oscar, rien ne va. Jamais.

Chez Oscar, se plaindre est un mode de vie, une manière d’être. Oscar est le petit cousin de Caliméro.

Mais Oscar est un cafard. Et le cafard est contagieux. Au début de votre conversation avec lui, vous écoutez avec bienveillance, vous le rassurez, vous lui proposez même des solutions.

Sauf qu’Oscar ne cherche pas toujours une solution. Quand vous lui en proposez, il trouve toujours un problème, un « oui, mais… ». Au bout d’une heure, vous êtes fatigué, découragé et vous laissez tomber.

À ce moment-là, vous vous êtes aussi laissé gagner par le cafard… Vous arrivez en forme, plein d’entrain, et si vous ne faites attention, vous repartez inquiet et alourdi.

Surtout… surtout qu’on a tous en nous un petit Oscar. On a tous cette tendance, légère ou bien affirmée, de nous complaire dans la plainte. C’est très tentant n’est-ce pas ?

Il suffit d’une mauvaise nuit, d’une facture surprise, d’une journée trop longue ou d’un ordinateur qui décide soudainement de « faire une mise à jour » au pire moment.

Et nous voilà capables de déclarer :

– De toute façon, rien ne va.

Alors qu’en réalité, une seule chose ne va pas : cette mise à jour qui dure deux heures. Et puis une mauvaise nuit, ça se rattrape.

La Bible dit : « Un cœur joyeux est un bon remède, Mais un esprit abattu dessèche les os. » Proverbes 17-22. Selon notre état d’esprit soit on est en forme soit on déprime. Pire, on est malade. Un peu de cafard, de temps en temps, peut-être. Mais attention à ce que ça ne devienne pas une seconde nature qui nous amène à voir la vie en noir et blanc. Pire : que ça ne devienne pas un moyen d’attirer l’attention sur soi.

Oscar a pris de mauvaises habitudes. Il faudrait qu’il change de lunettes ou bien qu’il regarde dans une autre direction. Oscar a le nez collé sur sa mauvaise nuit ou sur le thermomètre qui affiche 15 degrés en septembre. Alors qu’il lui suffirait de s’éloigner un petit peu et de lever les yeux pour admirer le soleil qui brille en savourant un bon café chaud.

Allez ! je vous laisse avec cette conclusion. C’est un proverbe indien que j’aime beaucoup et qui dit : « Si tu vois tout en gris, déplace l’éléphant. »

Ça vous parle 😉 ?

raphaelle@aufildesagrace.fr

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